[Test] Halo Reach (Xbox360)
Reach, là où tout a commencé….
Avril 2002 : Halo : Combat Evolved faisait partie du line-up de la Xbox 1ère du nom. L’action se déroulait en l’An 2552. Reach, principal bastion des colonies de la Terre venait de tomber aux mains des Covenants. Le Pillar of Autumn était le seul vaisseau humain qui avait survécu à l’attaque de Reach. A son bord, John 117, un Spartan surnommé Master Chief, qui allait tenter de s’enfuir de l’attaque du vaisseau pour retourner sur la terre.
Septembre 2010 : Halo Reach. Nous sommes en 2552. La Noble Team, qui réunit les meilleurs Spartans, doit faire face à une invasion planétaire. La menace Covenante ignorée depuis des années fait surface et Reach doit faire face à la plus grande flotte extraterrestre de tout les temps. Tous les Spartans sauf un, le Master Chief, seront envoyés sur Reach et tomberont sous le feu des Covenants.
Et voilà, Bungie a bouclé la boucle. La saga Halo a débuté en mars 2002 en Europe avec la sortie de Halo : Combat Evolved sur Xbox pour se terminer en septembre 2010 avec Halo Reach. Certes, ce n’est pas le dernier Halo, la licence appartenant à Microsoft mais c’est en tout cas le dernier développé par Bungie, qui a conclu un partenariat avec Activision.
Bienvenue dans la Noble Team
Halo est aux jeux vidéo ce que Star Wars est au cinéma. Bungie a créé lui aussi tout un univers et est parvenu à rester cohérent tout au long de sa saga. Si le scénario de la campagne n’apporte rien de neuf, il permet néanmoins d’apporter son lot d’éclaircissement sur l’histoire. On incarne ici Noble 6, un membre de la Noble Team qui aura pour but de défendre Reach de l’invasion Covenant, avec le résultat que l’on connait déjà. Ce personnage est moins charismatique que le Master Chief, il fait partie d’une équipe avec laquelle on se battra tout au long de l’aventure. La campagne est beaucoup plus réussie que celle d’ODST, qui m’avait quelque peu déçue. Ici, on alternera entre des phases calmes qui permettront de regarder l’environnement et se rendre compte de l’effort effectué par Bungie au niveau des graphismes, point faible de la série, et des phases d’actions qui renforcent le rythme bien soutenu aussi par des cinématiques explosives et de toute beauté. Tout comme ses prédécesseurs, le gameplay nous proposera tantôt du Gunfight classique tantôt des phases qui nous demanderons de conduire des véhicules. L’une des nouveautés, que l’on retrouvera d’ailleurs dans le mode multi, c’est l’apparition de nouvelles capacités d’armures. On ne pourra en sélectionner qu’une à la fois et elle permettront entre autres de courir, de se protéger avec une carapace, de se camoufler ou encore d’utiliser un Jetpack ce qui permet de diversifier au maximum le gameplay. La durée de vie est dans la moyenne avec environ 10 heures de jeu. Le titre a l’avantage de pouvoir bénéficier d’une re-jouabilité dans les modes de difficultés plus élevés qui obligeront le joueur à aborder les phases d’actions différemment et utiliser d’autres tactiques afin de mener la mission à terme. Le mode multijoueurs quant à lui aura une durée infinie pour tous les fans.
Techniquement réussi
Depuis le premier Halo sorti sur Xbox, les graphismes ont toujours été le point faible de la saga. Les joueurs ont longtemps critiqué le côté un peu kitsch de ceux-ci et Bungie a été à leur écoute et offre enfin des graphismes digne de la Xbox 360. Fini les couleurs flashy qui ont fait place à des textures qui rendent le jeu plus mature. Les décors sont de toute beauté et les armes et personnages sont bien détaillés. Le rendu des explosions est magnifique mais on notera quelques ralentissements lorsque celles-ci ont lieu et qu’il y a beaucoup de monde à l’écran. Bref, le titre est le plus abouti de la série et les paysages somptueux renforcent encore plus l’effet de dévastation suite à l’attaque Covenante.
A souligner également, les musiques qui accompagnent le joueur tout au long de l’aventure et qui aident à l’immersion.
Un multijoueur passionnant
Je n’ai jamais accroché au multijoueur de Halo. De un parce que j’étais très mauvais, de deux, je trouvais que c’était trop répétitif et pas assez varié malgré les différents modes de jeux. Ce Halo Reach a inversé la tendance et depuis que j’ai terminé la campagne, je passe mes soirées dessus. Premièrement, Bungie a eu la bonne idée d’intégrer de nouveau le mode baptême du feu, qui était déjà présent dans Halo ODST. Le principe étant identique au mode horde sur Gears Of War, il faut donc survivre à différentes vagues d’ennemis qui deviennent de plus en plus coriaces. Il est possible de jouer à plusieurs en local ou en matchmaking. Pour les autres modes de jeu, le principe est identique à Halo 3, différentes variantes étant proposées pour multiplier les façons de jouer. Comme je l’ai dit précédemment, l’ajout de la possibilité de choisir une classe au début de chaque respawn permet de renouveler à chaque fois sa manière d’aborder une partie. De plus, la possibilité d’enfin courir ou d’utiliser un jetpack rend le jeu beaucoup plus nerveux, chose que lui reprochaient les joueurs fans de fps concurrents. Les grades sont toujours bien présent et plus facile à comprendre que dans Halo 3. Un système de crédit vous fera progresser et vous permettra également de débloquer de nouveaux éléments esthétiques pour votre armure (casque, épaulettes, genouillères,etc…).
Le mode forge est toujours présent et a même été amélioré. Personnellement, je ne m’attarderai pas sur ce mode qui demande beaucoup d’investissement et de temps pour pouvoir dompter toutes les possibilités offertes. Mais sachez que tout ou presque est permis. Vous pouvez déjà vous en rendre compte par vous même en téléchargeant des cartes créées par d’autres joueurs (pour ma part, j’ai téléchargé par exemple une map qui portait le nom de « Gare de Tyro » et qui était criante de ressemblance à son alter ego sur Gears Of War).
En conclusion
Bungie a créé LE jeu que tous les fans attendaient et tire sa révérence de la meilleure manière qu’il soit en proposant une campagne rythmée, passionnante et de toute beauté. Ils ne se sont pas contentés d’un énième Halo, mais ont retravaillé les graphismes et ont complété un mode multijoueur pour que celui-ci approche la perfection. On aurait bien aimé que la campagne dure un peu plus longtemps mais sa re-jouabilité possible lui permet de se faire pardonner à ce sujet.
En un mot, ce Halo Reach est tout simplement INDISPENSABLE.
Développeur : Bungie
Editeur : Microsoft
PEGI : 16 ans
Prix : 56,40 € (Amazon.fr)





Mouai indispensable pour le multi ptêt car il est pas mal certes…mais la campagne qu’elle horreur…
@batto : j’aurais du rajouter « pour les fans » car cela clôt la série. Mais étant déçu par l’épisode ODST je trouve qu’ils se sont bien rattrapés.
Etant un très gros fan de la série depuis le début, cet opus m’a clairement déçu par son manque de prise de risque et une sauce achi connue depuis Halo CE, ma déception de 2010.