[Test] Forza Motorsport 4 (Xbox 360)
Les fans de courses automobiles sont gâtés en cette période automnale. Après un F1 2011 plutôt réussi, c’est Forza Motorsport 4 qui débarquera chez votre revendeur préféré le 14 octobre prochain. S’appuyant sur les bases solides des épisodes précédents, le Studio Turn 10 propose une expérience ultime en matière de course automobile grâce à un gameplay quasi parfait mais aussi l’ajout de nouvelles fonctions qui devraient combler les aficionados de belles mécaniques.
Cela fait maintenant une semaine, depuis l’Event Forza Motorsport 4, que je sillonne les circuits du nouveau bébé si cher à Microsoft. Deux ans se sont écoulés depuis le troisième épisode dont j’avais fait l’impasse. Si l’on compare aux six années prises par le studio Polyphony Digital pour sortir un GT5 assez discutable, on peut affirmer que Turn 10 maîtrise mieux son sujet et ce sur plusieurs points.
Dans Forza Motorsport 4, l’automobile est à l’honneur. Et cela, on peut déjà le remarquer dès le lancement du jeu. Tout d’abord, le moteur graphique se révèle être l’équivalent d’un V12 à pleine puissance. Lorsque j’ai effectué ma première course sur le circuit des Alpes, ma première impression a été « Wahouuuu, que c’est beau ! ». Les détails des circuits ont été revus à la hausse et proposent maintenant beaucoup plus d’éléments de décors mais aussi une profondeur de champ améliorée. La gestion des lumières en met plein la vue lors des courses grâce à des variations d’éclairage en fonction du moment de la journée. Il n’est pas rare d’ailleurs d’être ébloui en plein virage par le reflet du soleil sur le bitume.
Les voitures ont également bénéficié de toute l’attention du studio et leur nombre de polygones a presque doublé. Résultat, on est quasi proche du photo réalisme. C’est encore plus bluffant dans le mode Autovista, une nouveauté de ce 4ème épisode, qui consiste à présenter de manière très détaillée toutes les voitures du jeu. Se présentant sous forme de show-room interactif, ce dernier permettra au joueur de passer en revue chaque voiture sous ses moindres coutures à l’extérieur tout comme à l’intérieur. Le petit plus : Jérémy Clarkson, présentateur vedette de l’émission Top Gear vous donnera son avis sur le modèle que vous êtes en train d’admirer.
Et si vous voulez poussez l’expérience encore plus loin, il sera possible d’allumer le contact pour entendre vrombir les moteurs. Les puristes devraient apprécier.
En course, la gestion des dégâts permettra d’afficher la moindre griffe ou bosse survenue après un frottement avec un mur ou une autre voiture.
Mais un bon jeu ne se résume pas seulement à ses graphismes. Et rassurez-vous, côté gameplay, ce Forza 4 propose de vivre des sensations de conduite uniques. Grâce à une nouvelle physique des pneus, établie par le constructeur Pirelli, la sensation que la voiture colle au bitume n’a jamais été aussi bien retranscrite. L’on sent parfaitement les transferts de masse en cas de freinage de même que l’impression que le pneu se raccroche à la route après un freinage en plein virage pour éviter de sortir de la route.
Si vous avez lu mon test de F1 2011, vous savez que je ne suis pas fan de pure simulation. Et bien ce Forza 4 me comble parfaitement car il propose un mix entre simulation et arcade. Simulation de part les points que j’ai cité plus haut et arcade grâce à la possibilité d’activer certaines aides rendant les courses plus accessibles mais tout autant palpitante. J’éprouve beaucoup de plaisir à conduire à la manette et également avec le volant Wireless Speed Wheel dont je vous reparlerai très prochainement.
Ceux voulant vivre l’expérience ultime investiront probablement dans un volant à retour de force dont le modèle officiel a été confié à Fanatec qui a fabriqué le modèle CSR Elite. Sachez tout de même que l’engin coûte la bagatelle de 499,00€ et que pour ce prix, les pédales ne sont pas incluses. La technologie Kinect a également été intégrée et permet au joueur de piloter son bolide comme s’il tenait son propre volant dans les mains. La fonction Head Tracking permettra par exemple de modifier la vue de l’habitacle pendant une course. Autre fonction, Kinect offrira au joueur la possibilité de contrôler le menu avec la voix.
Ma seule remarque concernant le gameplay s’adressera à l’I.A. Celle-ci sera fonction du niveau de difficulté choisi. Les adversaires partent quelques fois à la faute ce qui les rend plus humain, en revanche, même si c’est moins marqué que sur GT5, ils roulent sur des rails et ne sont pas toujours fair-play en s’écartant lors de dépassement. De plus, ils freinent parfois beaucoup trop tôt ce qui provoque parfois des accidents mais facilite les dépassements.
Niveau contenu, Forza 4 ne déçoit pas non plus. Le mode carrière, appelé World Tour, s’étend sur 10 saisons de plus en plus longues dans lesquelles vous devez enchainer les victoires pour gagner en XP. Il existe deux niveaux d’XP. Le premier concerne votre niveau de pilotage. A chaque passage au niveau supérieur, vous aurez le droit de choisir un nouveau véhicule parmi ceux proposés. Le deuxième niveau concerne votre « niveau d’affinité » avec un constructeur qui vous permettra de bénéficier de réduction pour l’achat d’amélioration.
La progression dans le mode carrière est plutôt bien pensée. Pour chaque nouveau challenge, trois courses vous seront proposées en fonction de votre garage ou en fonction de la voiture utilisée à ce moment là. Cela permet d’éviter de rester bloqué et d’être obligé d’acheter absolument une voiture adaptée pour pouvoir participer à l’épreuve.
Le mode multi est également à la fête avec la possibilité de jouer en écran séparé, en ligne jusqu’à 16 joueurs et de nouvelles fonctions ont fait leur apparition : Mode Rival et Car Club.
Mode Rival : Privilégiant l’aspect communautaire, ce mode permet de se mesurer aux autres joueurs même si ceux-ci sont hors ligne. Vous devrez battre leur score dans toute une série de challenges et si vous y arrivez, vous gagnerez des crédits. Et si les rivaux sont vos amis, ceux-ci recevront une notification dans leur centre de message pour annoncer votre fait d’arme.
Car Club : Cette fonction permet de créer un club et de rassembler les fans d’une même passion. Certains créeront peut être un club Ferrari ou simplement un club d’ami. Sachez qu’il ne fait pas nécessairement être ami sur le Xboxlive pour appartenir à un même club. Appartenir à un même club permettra de partager des voitures de son garage et contribuer à faire grimper ce dernier dans le classement.
Les livrées seront également de la partie et il sera toujours possible de partager (ou vendre) ses créations avec les autres joueurs. J’apprécie réellement cette fonction car elle attire de vrais artistes qui passent à mon avis plus de temps dans le mode création graphique que sur la piste.
Mon avis :
Microsoft et le Studio Turn 10 viennent certainement de sortir la nouvelle référence de jeu de course automobile à ce jour et pour quelques temps encore. Il sera difficile de faire mieux sur la Xbox 360 tant le travail réalisé sur ce Forza 4 frôle la perfection. Si vous n’êtes pas réfractaire aux jeux de courses alors foncez, vous ne serez pas déçu.
Développeur : Turn 10
Editeur : Microsoft
Genre : Jeu de course
Support : Xbox 360
PEGI : 3






Merci pour le test, cela remonte le temps ou j’ai joué à Forza 2, j’ai pas fait le précédent mais je sais que j’avais bien aimé même mieux que le gran turismo 4
Graphiquement ça arrache ! Sur les futurs génération ce sera encore plus monstrueux…