[Test] Les Royaumes d’Amalur : Reckoning
Après avoir adoré et torché Dragon Age : Origin, et Dragon Age 2, j’attendais avec impatience le nouveau RPG medieval-fantasy de chez EA. La démo annonçait quelque chose de prometteur, qu’en est-il de la version finale ?
Il faut tout d’abord que vous sachiez que je suis très difficile en matière de RPG. Je n’accroche pas du tout par exemple à Mass Effect ou à Skyrim (vous pouvez me huer, j’assume !). Rien qu’un détail peut ne pas me faire aimer un jeu. Heureusement pour lui, Les Royaumes d’Amalur : Reckoning a su accrocher mon attention jusqu’au bout !
Et pourtant ce n’était pas forcément gagné d’avance. En effet, l’histoire est on ne peut plus plate ! Le jeu commence, et l’on apprend que notre personnage est mort. Début pour le moins original ! Mais ne vous en faites pas, il revient à la vie très rapidement (le temps de passer par l’étape de la création de perso quoi).
Revenons-en à l’histoire ! Dès le début du jeu, notre personnage est amnésique et veut donc savoir qui il (ou elle) était avant son accident. Bon ok, pourquoi pas, un héros avec une crise identitaire, ça s’est déjà vu. Sauf que, plus on avance dans le jeu, et plus on se rend compte que c’est la trame principale du jeu ! Un peu maigre non ?
On apprend notre véritable identité peu avant d’aller affronter le boss de fin – boss qui soit dit en passant est décevant de facilité comparé à d’autres ennemis lambdas que l’on peut croiser dans le jeu.
Si vous faites le jeu en ligne droite, vous pourrez compter facilement sur 15h de jeu (on fait de nombreux allers-retours). C’est sans doute pour pallier à la faiblesse de l’histoire que les créateurs ont rajouté de très très nombreuses quêtes annexes, mais qui n’influent pas dans la quête principale (hormis la prise d’expérience bien sûr). Mais quand je dis nombreuses, je veux dire que la plupart des PNJ vous donneront quelque chose à faire !
Bon, beaucoup ne sont pas intéressantes, et on perd un temps fou à marcher d’un point à l’autre. En revanche, il vous arrivera de tomber sur des quêtes vraiment longues, qui comportent elles-mêmes des sous-quêtes. Elles peuvent facilement durer 3 bonnes heures, et ont le mérite de nous faire découvrir des endroits encore inexplorés jusque là. Vous y rencontrerez par exemple des factions, où vous devrez prouver votre valeur pour vous y faire une place.
Vous aurez le choix entre 4 races différentes. En ce qui concerne la personnalisation propre du personnage, j’ai trouvé ça assez limité, tant au niveau des couleurs et coupes de cheveux (je reste une fille hein !), que dans le choix des visages. Résultat par dépit, mon héroïne se retrouve avec une mine d’enfant boudeuse.
Autre point négatif, qu’on retrouvait déjà dans Dragon Age premier du nom : notre personnage ne parle pas ! Ca crée un sacré vide dans l’interaction avec les PNJ.
Comme dans tout bon RPG qui se respecte, vous aurez la possibilité de choisir entre 3 classes de base : le guerrier, le voleur, et le magicien. Vous pourrez par la suite changer votre destinée soit en changeant carrément de classe, ou bien en combinant les spécialités (mage-guerrier par exemple) afin de rendre votre personnage plus polyvalent.
La jouabilité est très agréable et intuitive. On frappe, on lance des sorts et voilà ! Rien de plus simple ! Les actions disponibles à l’écran sont au nombre de 4, attribuées sur les boutons XYBA (grand classique). En ce qui concerne les armes et armures, vous en trouverez énormément sur votre passage, mais elles seront la plupart du temps soit inutilisable par votre classe, soit plus faible que celles que vous possédez déjà. Si vous voulez une arme / armure plus performante, vous devrez vous ruiner dans un magasin, ou bien la créer vous-même en assemblant divers éléments bien choisis. Cela fonctionne également pour les potions et les gemmes.
Afin de vous faciliter un peu la tâche lors de rencontres avec des adversaires un peu trop coriaces, une jauge dites de destin se remplira à chaque coup donné, et dès qu’elle sera pleine, la force de votre personnage sera décuplée, vos ennemis ralentis. Ca vous permettra donc de les tuer tranquillement, sans avoir recourt à 15 potions de soins !
Les graphismes sont sympathiques, et très colorés. Je dirais que c’est un mix entre ceux de Fable et de Dragon Age. Malheureusement, on rencontre par moment de gros problèmes de caméra lors des dialogues, ce qui a pour conséquence qu’on se retrouve à regarder un élément du décor au lieu de la personne qui parle. Ce n’est pas affolant, mais ça fait un peu tâche quand même.
Quant à la musique, elle est très plaisante et correspond bien à l’univers med-fan. On peut saluer les doublages qui sont de bonne facture, même si l’on aurait aimé que le personnage principal parle aussi.
Les Royaumes d’Amalur : Reckoning tient donc ses promesses, et se révèle être assez addictif, malgré une histoire assez vide et des quêtes annexes pas forcément intéressantes.
Cliquez ici pour acheter Kingdom Of Amalur au meilleur prix










J’avoue ce jeu est une petite merveille à avoir dans sa collection !
Merci pour ta critique assez complète et ta présentation plutôt claire, je t’avoue que tu m’as donné envie de découvrir le jeu. Si je le trouve pour pas trop cher, je me laisserai tenter (enfin après avoir terminé Zelda Skyward Sword ! ).