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[Test] Sleeping Dogs
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[Test] Sleeping Dogs

C’est ce vendredi 17 août que sort officiellement Sleeping Dogs et à cette occasion, je vous propose mon test réalisé à partir d’une version review PS3 reçue il y a près de 10 jours.

Bien que ces dernières semaines la campagne de promo bat son plein, il est fort probable que certains d’entre vous n’aient pas mis Sleeping Dogs sur leur wishlist. La raison se trouve peut être dans le fait que le jeu a connu un développement chaotique qui a faillit faire tomber le projet à l’eau. Petit retour en arrière…

2009, Activision confie au studio United Front Games le développement d’un GTA-Like basé sur la licence True Crime qui avait déjà connu deux premiers volets assez moyens. True Crime : Hong-Kong est donc en chantier durant près de deux ans quand Activision décide brusquement d’abandonner le navire pour se recentrer sur ses licences plus fortes (entendez qui rapporte plus d’argent) comme Call Of Duty et Skylanders.

United Front Games est au bord de la faillite quand Square Enix décide alors en 2011 de racheter les droits de la licence et de leur confier à nouveau le développement du titre. Un an plus tard, le jeu, qui a été rebaptisé Sleeping Dogs, est officiellement annoncé.

Un flic dans la mafia

L’histoire de Sleeping Dogs s’inspire grandement du film Infernal Affairs, je vous en avais déjà parlé lors de ma preview, ainsi que de son remake américain, Les infiltrés. On peut également trouver quelques similitudes avec la série Un flic dans la mafia dans laquelle Vinnie Terranova, agent de l’OCB, devait intégrer le milieu de la pègre afin de faire tomber les têtes.

Depuis Stranglehold (2007), on n’avait plus eu le droit à un jeu vidéo mettant à l’honneur le cinéma asiatique. Sleeping Dogs vient donc combler ce manque en proposant un scénario digne des meilleurs polars du genre.  La trame de l’histoire, bien qu’efficace, est cependant très classique et moins profonde que celle de GTA. Il n’empêche que l’immersion est totale et le rythme soutenu.

Fraichement débarqué des Etats-Unis, Wei Shen, policier de Hong-Kong, se porte volontaire pour infiltrer le milieu des Triades afin de faire tomber leurs chefs. Mais pour parvenir à ses fins, il doit parfois se salir les mains au point de parfois oublier son identité et qui il est exactement. D’autant plus qu’un lien d’amitié commence à s’installer avec celui qui lui a permit d’infiltrer le clan.

Trahison, vengeance, conflits de loyauté, voilà en résumé le programme de Sleeping Dogs dont le scénario va de rebondissement en rebondissement.

Vous reprendrez bien un peu de canard laqué ?

Premier constat après quelques minutes de prise en main, le jeu n’est pas vraiment une claque graphique. Sur cette version PS3, l’aliasing est régulièrement de la partie et certaines textures sont assez pauvres. Mais bon, il me semble que c’est souvent le lot des jeux dits « open world » car sauf erreur de ma part, Saints Row et GTA ne sont pas non plus exceptionnels graphiquement parlant.

En revanche, ce qui saute aux yeux immédiatement, c’est l’ambiance et l’univers qui sont tout bonnement bien retranscrits. La taille de la carte n’est pas très grande, mais chaque quartier représenté est brillamment mis en valeur par les décors et les animations qui font vivre les rues.

J’épinglerais notamment tous ces néons et effets de lumière qui apportent un certain cachet à la ville surtout lorsqu’il fait sombre, le jeu intégrant le cycle jour/nuit ainsi que les animations des pnj. A noter également, lorsque l’on se balade à pied, il n’est pas rare d’entendre une sonnerie et voir un passant sortir son smartphone de sa poche ou encore un autre déplier son parapluie dès qu’une averse se produit.

Les grandes artères sont la plupart du temps bien animées, contrairement aux ruelles qui elles sont parfois désertes. On y trouve cependant parfois des voyous, des masseuses ou encore une femme de ménage qui secoue son tapis de sol. Des petits détails certes mais qui font de Sleeping Dogs un titre bien vivant.

Et que dire de toutes ces échoppes que l’on peut trouver sur son chemin et où il sera possible d’acheter un peu de nourriture comme des boulettes de porc, du canard laqué ou encore des brochettes de poulet. Ça sent bon à tous les coins de rue et si vous voulez un conseil, faites-vous livrer un plat de nouilles pendant que vous jouez, immersion garantie !

La carte représentant Hong-Kong n’est pas très grande, elle est représentée par quatre quartiers principaux avec chacun leurs spécificités. On regrettera que bien qu’étant ouvert, tous les endroits ne sont cependant pas accessibles comme certains pâtés de maison. Il y a parfois un mur invisible qui nous empêche de circuler partout ce qui sans poser véritablement problème va un peu à l’encontre du principe de GTA-like.

Ce qui est en revanche plus embêtant, c’est que parfois on ne peut pas sauter au dessus d’un petit muret mais que dix mètres plus loin, on peut franchir aisément un grillage. Au final, ces petites limitations ont fait que je n’avais pas tendance à vouloir explorer tous les recoins de la carte comme j’en ai l’habitude sur ce genre de jeu. Je me suis axé essentiellement sur l’histoire principale ainsi que les missions annexes.

L’art du combat à mains nues

Le système de combat de Sleepin Dogs repose essentiellement sur les combats à mains nues. Ceux ayant joué à Batman Arkham City s’y retrouveront tout de suite car le principe reste le même avec toutefois plus de profondeurs grâce aux nouvelles techniques qu’il est possible d’apprendre avec des formations en arts martiaux.

Le système de contre est très efficace avec une pression sur le bouton au bon moment et les attaques peuvent être variées grâce aux nombres de frappes ou la durée de pression du bouton d’attaque. Dans certains combats, il est possible d’utiliser certains éléments du décors pour effectuer une sorte de finish moves au côté gore bien sanglant et donc complètement jouissif. Exemple, on peut commencer par cogner la tête de l’adversaire sur la tablette d’une échoppe pour l’assommer et ensuite refermer le volet violemment contre lui. Ce n’est pas assez violent pour vous, alors peut être qu’enfoncer la tête de votre assaillant dans la bouche du ventilateur ou coincer celle-ci dans une scie sauteuse vous comblera de bonheur. Personnellement, j’ai eu un faible pour ce dernier coup ;) Il y en a bien d ‘autres, mais autant vous laisser la surprise !

Il est possible de locker un ennemi lorsqu’ils attaquent en groupe afin de concentrer tous vos coups sur ce denier. Globalement, les combats ne sont pas trop difficiles et ce en raison d’une I.A qui n’est pas trop futée. Même si ils attaquent en groupe, ils ne seront jamais plus de deux à vouloir vous sauter dessus si bien qu’il est très aisé de s’en débarrasser une fois que l’on connais quelques coups spéciaux.

Mais rassurez-vous, même si ils sont absent au début de l’aventure, les gunfights sont bien de la partie. Contrairement aux autres titres du genre, il n’y a pas de marchands d’armes dans la ville et ils vous faudra désarmer vos ennemis pour vous en procurer. Ce choix rajoute certains effets aux phases de shoot car il faut se couvrir et jaillir sur son ennemis au bon moment pour lui voler son arme. L’arsenal est cependant restreint et pas question ici d’utiliser un lance roquette.

Les tirs de ennemis sont assez précis et il n’est pas question de les affronter à découvert. L’utilisation de système de couverture et du tir au jugé sera souvent de mise.

Conduite à gauche

Voilà l’une des particularités de Hong-Kong, la conduite des véhicules se fait à gauche. C’est un peu déroutant au début que ce soit dans la conduite ou pour monter dans un véhicule, il arrive souvent que l’on se trompe de côté. Et lorsque l’on est à pied, on ne regarde pas forcément toujours du bon côté.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé que la conduite des véhicules tenait la route (je me devais de faire ce jeu de mot). J’ai trouvé que la conduite n’était pas rigide et que les dérapages étaient bien retranscrits. Cela est sans doute dû à la collaboration d’une partie de l’équipe qui a travaillé sur Need For Speed Shift.

Pour varier le gameplay, vous devrez parfois effectuer des courses poursuite dans lesquelles vous devez stopper le véhicule ou prendre possession de celui-ci. Dans ce dernier cas, vous devez vous rapprocher le plus près possible du véhicule et appuyer un bon moment sur le bouton afin de sauter sur celui-ci tel Lee Major dans l’Homme qui tombe à pic (bonjour la référence…). Un vrai cascadeur ce Wei Shen.

Les fusillades à bord de véhicules sont également très prenantes. Si votre côté flic prend le dessus, vous pouvez simplement tirer sur les pneus des véhicules ennemis pour les immobiliser, dans le cas contraire, tirer sur tout ce qui bouge.

Un petit côté RPG

Le système d’Xp permet d’améliorer son personnage sous trois angles différents. Les points de Triades se gagnent en effectuant simplement l’histoire principale et permettent de débloquer de nouvelles capacités d’agressivité. Des points de police vous sont octroyés si vous minimisez les dégâts, qu’il soit humains ou matériels, et vous permettent aussi de débloquer de nouvelles techniques comme voler une voiture sans faire déclencher l’alarme.

Les points de réputation se gagnent en exécutant des missions pour rendre service au pnj et vous permettent de porter plus de vêtements, ou avoir accès à de véhicules plus puissants. Au niveau des vêtements, il ne vous sera pas possible d’en choisir la couleur mais certains d’entre eux vous apporteront quelques petits bonus comme une augmentation des dégâts aux combats à mains nues.

Avis final :

Sleeping Dogs est un jeu pour lequel je n’avais pas réellement marqué d’intérêt avant de pouvoir assister à une preview.  Il n’est pas sans reproche mais il est difficile de lâcher le pad une fois l’aventure commencée. Le gameplay est varié, intéressant et on lui pardonnera son scénario un peu trop conventionnel.

Bien qu’il soit un peu faible graphiquement, il est parvenu malgré tout à me faire voyager jusqu’à Hong-Kong grâce à son ambiance réaliste. La durée de vie est raisonnable, je l’ai bouclé en 20 heures sans me focaliser uniquement sur l’histoire principale. Les quêtes restantes et les courses auto/moto m’occuperont certainement encore de nombreuses heures.

Ce n’est certainement pas LA nouvelle référence dans le genre, mais peut être le début d’une nouvelle licence à succès effaçant qui plus est les faiblesses des deux premiers True Crime.

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[Test] Sleeping Dogs, 4.2 out of 5 based on 6 ratings

5 Comments

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  1. Shepard says
    17 août 2012, 22 h 51 min

    Il me donne bien envie ce jeu quand même, peut-être que je me le procurerai dans quelques mois lorsque son prix aura baissé. En tant qu’alternative et non pas en tant que rival de GTA, il a l’air de bien remplir son job.

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  2. Olivier says
    18 août 2012, 10 h 03 min

    @Shepard : sûr que c’est une très bonne alternative en attendant GTA V. Son prix baissera très rapidement bien qu’il soit déjà proposé à un super prix à sa sortie.

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  3. 20 août 2012, 14 h 20 min

    J’ai quasiment fini entre samedi et aujourd’hui. Vraiment prenant ! Et bon test !

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  4. Marie-Julie says
    21 août 2012, 22 h 24 min

    Merci pour le test très complet! Il a l’air en effet très prenant. Je pense également me le procurer pour combler l’attente d’un gta V, surtout pour l’ambiance mais ce sera après la seconde session :(

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  5. 22 septembre 2012, 12 h 33 min

    Un très bon jeu d’action en plein cœur de la triade hongkongaise.

    Plus d’infos dans mon test complet sur http://peace-and-geek.blogspot.fr/2012/08/test-sleeping-dogs.html (Note de l’admin : joli placement de pub ;) )

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