[Test] Catherine
Sorti le 17 février 2011 au Japon, Catherine est le genre de jeu complètement barré qui d’habitude ne sort jamais en Europe. C’était sans compter sur Deep Silver qui a prit le pari d’éditer dans nos contrées le titre développé par Atlus. Il faut dire que même avant sa sortie Nipponne, Catherine a fait l’objet d’un énorme buzz notamment grâce à la demoiselle en question qui s’est retrouvée placardée sur pas mal d’artworks plus sexy les uns que les autres, histoire de faire grimper la libido des Otakus.
Alors, après tout le marketing développé pour Catherine, qu’en est-il du jeu exactement ?
L’histoire
Vous incarnez Vincent, un trentenaire, qui se pose pas mal de questions sur son avenir ainsi que sur sa relation avec sa petite amie, Katherine, une fille assez autoritaire. Son anxiété s’est encore plus développée quand celle-ci lui a fait la proposition d’un mariage.
Un soir, dans le bar où il se rend régulièrement pour se changer les idées, Vincent rencontre Catherine, avec qui il va enchainer les verres jusqu’au moment où le pire arriva. Dès le lendemain, regrettant amèrement son infidélité envers Katherine, les nuits de Vincent commencèrent par être hantées par des cauchemars dans lesquels il se retrouve sous forme d’homme mouton face à une sorte de tour qu’il doit escalader.
De plus, Vincent doit faire face à la malédiction d’une sorcière qui punirait les hommes infidèles. Si personne ne prend cette malédiction vraiment au sérieux, des cadavres sont régulièrement retrouvés dans leur lit, pétrifié par on ne sait quoi et ce que la police n’ait le moindre indice.
Le gameplay
Après avoir lu le descriptif de l’histoire, vous vous demandez certainement quel genre de jeu peut bien être Catherine. En fait, le titre d’Atlus est un puzzle-game à la difficulté bien corsée enrobé dans une histoire d’amour conflictuelle que seuls les japonais pouvaient inventer.
Le gameplay de Catherine est donc divisé en plusieurs parties. Il y a d’abord une partie qui se déroule dans le bar dans lequel Vincent boit avec ses amis et est amené à parler à plusieurs personnes. Vous aurez le choix des réponses dans vos conversations et ces dernieres conditionneront la suite de l’histoire.
Vous recevrez également des textos de Catherine dont vous aurez le choix de répondre ou de les ignorer. Tout comme les dialogues avec les autres personnes, vos échanges avec Catherine auront des conséquences sur l’histoire.
La seconde partie commence dès que Vincent quitte le bar. On le retrouve en plein cauchemar face à une tour semée d’embûche qu’il doit escalader jusqu’au sommet dans un temps imparti sous peine de Game Over. Le jeu se déroule sous forme de neufs nuits elles même composées de plusieurs niveaux. Plus vous avancez dans les nuits et plus les stages deviennent difficiles et complexes.
La tour se compose de blocs empilés les uns sur les autres que Vincent pourra tirer ou pousser pour grimper dessus. Dit comme ça, cela parait simple mais c’était sans compter sur le sadisme et l’ingéniosité des développeurs qui ont rajouté une difficulté digne d’un Demon’s Souls !
Certains blocs seront plus lourd et impossible à déplacer, d’autres seront très léger et se détruiront quand Vincent grimpera dessus ou encore d’autres renfermeront des pièges comme des pics qui viendront empaler notre héros.
Heureusement, les développeurs ont pensé au joueur néophyte en proposant un mode facile disposant d’un didacticiel permettant d’appréhender tous les pièges cités plus haut. Sur votre trajet, vous trouverez des oreillers qui permettent de rajouter à Vincent une tentative supplémentaire pour atteindre le sommet.
Je dois avouer que jouer à Catherine a donné lieu à quelques moments d’énervement de ma part car même si j’ai joué au niveau facile, certains d’entre eux m’ont donné du fil à retordre. Comme je le disais, chaque palier permet de faire une pause et donc de sauvegarder sa partie, et croyez-moi, cela est parfois nécessaire pour décompresser un peu.
D’autant plus que des petits problèmes pour diriger le personnage peuvent parfois faire leur apparition surtout lorsque l’on se suspend à un bloc et que l’on tente de remonter.
Un marketing trompeur
Drôle d’idée que de communiquer sur un jeu en ne montrant que des artworks ou vidéos à caractère sexy, car Catherine ne se résume pas simplement à son emballage. Le parti prit aura à mon avis détourné certains joueurs de ce titre, n’y voyant là qu’un jeu pour otaku.
Mais le niveau de difficulté de ce puzzle-game font de lui un vrai jeu pour hardcore gamers avides de challenge corsé. Au sujet de la difficulté, il faut savoir que la version japonaise contenait un mode de difficulté extrême que les développeurs ont du patché pour rendre ce dernier plus accessible.
Avis final :
Catherine est exactement le genre de titre qui divise : On accroche ou pas du tout. Il faut voir en ce titre un excellent titre arcade entouré d’une histoire émotionnelle destinée aux adultes. Contrairement à ce que la promo du titre pouvait laisser penser, il ne faut pas voir en ce jeu quoi que ce soit de pornographique.
Pour peu que vous vous laissiez prendre par le jeu, celui-ci pourra s’avérer très addictif et vous pourrez y passer de nombreuses heures.
A titre personnel, je me contenterai du mode facile et peut être qu’un jour, je tenterai les autres modes de difficulté. Mais pour cela, il faudra inventer les manettes en mousse pour qu’en cas de pétage de plomb, le lancer de pad n’ait aucune incidence sur l’écran LCD.










un poil déçu par le coté puzzle game répétitif.
Je pensai Catherine plus comme un renouveau des love game , pas un de ces trucs chiants à tirette de texte.
Mais non, bon ….
L’histoire est simple,l’univers est fantastique, les sons et musique etc, sont très correct
Trés bon test , je viens justement de le recevoir et j’espere ne pas etre déçu! Par contre comme le jeu par moment a l’air un peu holé holé je vais attendre que madame fasse dodo x) .